Le Chamois

 

Chevre-chevreau_pelage-hiver_Marc-CORNILLON

Ph. : Marc CORNILLON

Classification

Le Chamois (Rupicapra rupicapra) fait partie de la famille des bovidés, de la sous-famille des caprinés et de la tribu des rupicaprins. On distingue dix formes dans le genre Rupicapra, lequel se décline en deux espèces Rupicapra rupicapra et Rupicapra pyrenaica. Rupicapra rupicapra correspond à l’espèce chamois au sein de laquelle se trouvent toutes les

sous-espèces alpines et orientales (Balkans, Carpates). Rupicapra pyrenaïca regroupe au sein de l’espèce isard les sous-espèces des Pyrénées, des Cantabriques (en Espagne) et des Abruzzes (en Italie).

Cycle de reproduction et organisation sociale

Cycle-de-vie_oncfsElle repose sur l’existence de « chevrées », c’est-à-dire des groupes d’une dizaine d’individus en moyenne, regroupant essentiellement des femelles (les chèvres), des jeunes de l’année (chevreaux) et des jeunes de l’année précédente (éterle pour les femelles et éterlous pour les mâles). La taille des groupes peut connaître de fortes variations, compte tenu entre autres de la répartition et de la quantité des ressources alimentaires, mais aussi d’une organisation lâche encore mal élucidée (hiérarchie opportuniste entre les femelles au gré des arrivées et des départs d’individus, changements réguliers de partenaires,…). En revanche, la taille des groupes de mâles semble plus stable.

Répartition et sélection de l’habitat

Aire-de-repartition_chamois_2010

Elle est conditionnée par deux éléments majeurs : la présence de zones pentues et rocheuses. Des zones escarpées présentant des thalwegs, des éboulis, une alternance de vires rocheuses et de vires herbeuses constituent des secteurs préférentiels.

Les domaines vitaux sont de l’ordre de 200 ha.

Le Chamois est présent dans 21 départements français, répartis sur les Alpes, le Jura, les Vosges et le Massif central.

Le Chamois sélectionne les habitats lui offrant le meilleur compromis entre quantité/qualité des ressources alimentaires et zones de quiétude. Des facteurs environnementaux (déclivité des versants, exposition) et intrinsèques (thermorégulation, statut physiologique, compétition intra spécifique) sont d’autres

paramètres influençant l’activité alimentaire et la sélection de l’habitat.

 

 

Régime alimentaire

Le Chamois se nourrit préférentiellement de graminées et de légumineuses (comme le Sainfoin…). Dans le massif pré-alpin calcaire des Bauges (Savoie/Haute-Savoie), les quatre plantes les plus prisées des chamois sont l’Hélianthème commun, la Globulaire à tige nue, la Seslérie bleuâtre et l’Anthyllide vulnéraire.

Les autres espèces les plus couramment consommées sont la Linaire des Alpes, le Raisin d’ours, l’Aspérule odorante ou encore l’Impératoire.

Le Chamois peut éventuellement s’orienter vers de la végétation ligneuse ou semi-ligneuse lorsque le manteau neigeux est trop important pour lui permettre d’extraire les herbacées recherchés.

Le Chamois est certainement l’espèce d’ongulés sauvages commettant le moins de déprédation. A titre d’information, pour la saison 2012/2013, aucun dossier d’indemnisation de dégâts de chamois n’a été enregistré sur le plan national (un seul dossier pour la saison 2011/2012, en Haute-Savoie, pour un montant de 230 €).

Gestion

Le plan de chasse au Chamois (et à l’isard) a été rendu obligatoire sur tout le territoire national par l’arrêté ministériel du 31 juillet 1989. Il se chasse à l’approche ou à l’affût. Il requiert discrétion, patience et le pied montagnard…

Comme pour les autres espèces d’ongulés sauvages soumis à un plan de chasse, les différents gestionnaires du territoire (chasseurs, agriculteurs, forestiers,…) s’accordent sur un niveau de prélèvement acceptable par tous. Tous les ans, chaque CDCFS (Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage) établit un minimum et un maximum d’animaux à prélever par territoires de chasse.

Depuis quelques années, le tableau de chasse national oscille entre 10 000 et 12 000 chamois.

Au départ, l’étude de faisabilité menée en 2012 se voulait avant tout prospective. Elle s’est appuyée sur une recherche bibliographique importante, une bonne connaissance du terrain et du contexte socio-économique lozérien, ainsi que sur une analyse cartographique détaillée.

Elle a fait également appel à une vingtaine de spécialistes français, comme par exemple aux membres du CNERA Faune de Montagne ou encore au CNRS d’Ecologie Alpine.

Enfin, pour se rendre réellement compte des retombées que pourrait avoir l’implantation d’une telle espèce, des rencontres avec des acteurs locaux de régions au contexte similaire à celui de la Lozère ont été organisées.

Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants :

–     Contrairement aux idées reçues, le chamois n’est pas une espèce vivant exclusivement en haute montagne. Il est par exemple de nos jours, présent à 200 m d’altitude en Drôme provençale.

–     Cette étude s’inscrit bien dans le cadre d’une réintroduction et non dans celui d’une introduction.

–     Le retour spontané du chamois en provenance des Monts d’Auvergne et des Alpes semble difficilement envisageable à court et moyen terme.

–     Parmi les milieux étudiés, les Gorges du Tarn et dans une moindre mesure les contreforts Est du Mont Lozère, sont favorables à l’accueil d’une population de chamois. Les causes ayant autrefois entrainés sa disparition ne sont plus d’actualité dans ces milieux.

–     L’arrivée de l’espèce n’impactera pas les communautés animales (sauvages et domestiques) déjà présentes sur le territoire.

–     Les activités socio-économiques présentes sur ces deux secteurs ainsi que la fréquentation humaine sont compatibles – dans un sens comme dans l’autre – avec l’implantation de cet animal ; les impacts occasionnés par le chamois n’étant, sans commune mesure, comparables à ceux engendrés par le cerf, les sangliers où le mouflon.

–     La réintroduction du chamois en Lozère présente des intérêts cynégétiques, écologiques et touristiques importants pour le territoire et dont la portée dépasserait amplement les frontières du département.

Courant 2013, la Fédération des Chasseurs de Lozère a développé la seconde phase du projet, à savoir un renforcement de la concertation auprès de l’ensemble des acteurs territoriaux. Ce dialogue permet de prendre en compte l’avis de tous les acteurs, de répondre à leurs questions ou appréhensions et de les faire participer activement au débat.

La mise en œuvre concrète du projet se fera si celui-ci recueille un consensus positif.

Flyer_chamois_fdc48


 Plaquette de présentation du projet

(en lien avec la réunion de La Malène du 12 octobre 2013)

Le Chamois n’appartient à personne. En revanche, il fait partie d’un patrimoine commun.

Ce projet est avant tout un projet de territoire, développé collectivement.

Votre avis nous intéresse.

Vos remarques, vos questions, vos suggestions sur fdc48@chasseurdefrance.com

Chevre-chevreau_eboulis_Marc-CORNILLON

Ph. : Marc CORNILLON

Calendrier

juin 2017
L M M J V S D
29 30 31 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 1 2

Facebook

Validez votre permis de chasse

boutonvalider.png

Assurance Chasse

pic05029